Ils sourient, ils hochent la tête, ils disent « bien sûr, on va regarder ça ». Mais derrière le sourire du photographe, du DJ ou du traiteur, il se passe quelque chose quand vous prononcez certaines phrases. Nous en avons réuni douze, entendues des centaines de fois, avec leur traduction fidèle, et surtout ce qu’il faut dire à la place pour obtenir un devis plus juste et un prestataire plus motivé. Aucun prestataire n’a été maltraité pendant l’écriture de cet article. Enfin, pas plus que d’habitude.
1. « C’est juste pour quatre heures »
Qui l’entend : le photographe, la vidéaste.
Ce qu’il pense : quatre heures de prise de vue, c’est deux heures de repérage, trois heures de route, une nuit à décharger les cartes, puis vingt à trente heures de tri et de retouche. Le « juste » lui coûte une semaine.
Dites plutôt : « on aimerait une couverture des préparatifs au vin d’honneur, qu’est-ce que ça change au prix par rapport à la journée complète ? » Vous aurez une vraie réponse, et parfois une bonne surprise.
2. « Ma cousine fait des photos aussi, mais on préfère un vrai »
Qui l’entend : le photographe, encore lui.
Ce qu’il pense : donc je suis le plan B qui coûte cher, et le jour J, la cousine sera dans l’allée centrale avec son téléphone au moment de l’échange des alliances. Il a déjà vécu ça. Plusieurs fois.
Dites plutôt : rien. Ou alors : « une amie photographie aussi, comment gère-t-on ça pour que vous ayez la place de travailler ? » Il vous aimera pour cette question.
3. « Vous pouvez faire un prix ? C’est un petit mariage »
Qui l’entend : tout le monde.
Ce qu’il pense : un petit mariage, c’est la même journée, le même matériel, la même équipe, le même samedi de juin bloqué. Le nombre d’invités change le prix du traiteur, pas celui du DJ ni de la photographe.
Dites plutôt : « notre budget pour ce poste est de X, qu’est-ce que vous pouvez proposer dans cette enveloppe ? » C’est la seule négociation qui marche : elle laisse le prestataire choisir ce qu’il enlève, au lieu de le forcer à brader.
4. « On n’a pas encore de budget, envoyez-nous un devis »
Qui l’entend : le traiteur, le fleuriste, la wedding planner.
Ce qu’il pense : un devis pour quoi ? Vingt invités ou deux cents ? Buffet ou service à table ? Sans repère, il envoie un devis moyen, vous le trouvez cher, et personne n’a avancé.
Dites plutôt : une fourchette, même large. Trois minutes sur notre simulateur de budget vous en donnent une, poste par poste. Un prestataire qui connaît votre enveloppe fait un devis qui rentre dedans.
5. « Vous êtes libre le 12 juillet ? Non ? Et le 19 ? Et le 26 ? »
Qui l’entend : le lieu, le photographe, le DJ.
Ce qu’il pense : vous n’avez pas de date, vous avez une saison. Il ne peut rien bloquer, rien chiffrer, et il devine que le mariage n’est pas pour tout de suite.
Dites plutôt : choisissez le lieu d’abord, la date en découle, et tout le reste s’enchaîne. Notre guide pour choisir sa date de mariage explique dans quel ordre décider.
6. « On vous confirme après le salon, on regarde encore »
Qui l’entend : l’exposant, sur son stand, un dimanche à 17h.
Ce qu’il pense : c’est la phrase qu’on lui a dite quarante fois ce week-end, et il sait que trente-huit de ces couples ne donneront jamais de nouvelles. Il ne vous en veut pas. Il aimerait juste savoir.
Dites plutôt : exactement la même chose, mais tenez-la. Un « finalement nous partons sur quelqu’un d’autre, merci pour votre temps » en trois lignes fait de vous un couple dont il se souviendra en bien. Et s’il reste une place, il vous rappellera.
7. « Vous pouvez jouer un peu de tout ? »
Qui l’entend : le DJ, le groupe.
Ce qu’il pense : « un peu de tout » est la seule consigne qui garantit que personne ne sera content. Votre grand-mère et votre témoin n’ont pas la même définition de « tout ».
Dites plutôt : cinq titres qui doivent passer, cinq qui sont interdits, et le moment où vous voulez que ça bascule. Avec ça, un bon DJ vous fait une soirée. Le reste, c’est son métier, et notre guide DJ ou groupe vous aide à choisir lequel.
8. « Ma belle-mère est végétarienne, sans gluten, mais elle mange du poisson le samedi »
Qui l’entend : le traiteur, la pâtissière.
Ce qu’il pense : il a déjà géré pire, il vous le promet. Ce qui l’inquiète, ce n’est pas le régime de belle-maman, c’est que vous le lui annonciez la veille, avec les douze autres cas particuliers.
Dites plutôt : tout, mais à J-30, sur une liste. Les allergies, les régimes, les enfants, les prestataires à nourrir. Un traiteur prévenu fait des miracles ; un traiteur surpris fait des assiettes tristes. Notre article sur le choix du traiteur liste ce qu’il faut lui transmettre et quand.
9. « Vous restez jusqu’à la fin, hein ? »
Qui l’entend : le DJ, le photographe, la vidéaste, à 3h du matin.
Ce qu’il pense : la fin, c’est quand ? Son devis dit 2h. Il restera, parce qu’il est gentil et que la piste est pleine. Mais chaque heure au-delà est une heure de travail, et il n’ose pas toujours la facturer.
Dites plutôt : avant le mariage, « et si ça déborde, c’est combien l’heure ? ». Vous le saurez, il sera serein, et vous pourrez décider à 2h en connaissance de cause.
10. « On vous fera de la pub, ça vaut bien une petite remise »
Qui l’entend : tous, surtout les jeunes prestataires.
Ce qu’il pense : la visibilité ne paie pas le loyer, et votre mariage n’est pas un festival. Il a déjà accepté ce marché une fois, en début de carrière, et il attend toujours la pub.
Dites plutôt : « si on est ravis, on vous laissera un avis détaillé et on vous recommandera à nos amis ». C’est la pub qui compte vraiment, et elle ne se négocie pas contre un rabais : elle se mérite.
11. « Vous pouvez faire exactement comme sur Pinterest ? »
Qui l’entend : le fleuriste, la décoratrice, la coiffeuse.
Ce qu’il pense : Pinterest a un budget illimité, une lumière parfaite, pas de météo et pas de belle-sœur qui déplace les centres de table. Et la moitié des photos sont générées par ordinateur.
Dites plutôt : « voilà trois images qui nous plaisent, qu’est-ce qui est faisable dans notre budget ? » Un bon fleuriste vous dira ce qui coûte cher sur la photo, et ce qui donne le même effet pour moitié moins. C’est le sujet de notre guide sur les fleurs et la décoration.
12. « L’essai, c’est offert, non ? »
Qui l’entend : la coiffeuse, la maquilleuse, le traiteur pour la dégustation, le pâtissier.
Ce qu’il pense : un essai, c’est deux heures de son temps et des produits. Certains l’offrent quand vous signez, d’autres le déduisent, d’autres le facturent. Aucun ne le fait « gratuitement » : il est toujours payé quelque part.
Dites plutôt : « comment fonctionne l’essai chez vous ? ». Vous saurez si c’est inclus, déduit ou en plus, et vous éviterez la seule situation gênante : le découvrir sur la facture.
Bonus : la phrase qu’ils adorent tous
« Bonjour, nous nous marions le 12 juin 2027 au Domaine de X, près de Rambouillet, pour 90 invités, notre budget pour votre prestation est autour de 2 000 €. Êtes-vous disponible, et que proposez-vous dans cette enveloppe ? »
Une date, un lieu, un nombre, un budget. Le prestataire qui reçoit ce message répond dans l’heure, avec un vrai devis. C’est aussi pour ça que les demandes envoyées depuis I Said Yes partent avec ces quatre informations : les couples y tiennent leur budget et leur liste d’invités, la demande de devis les reprend toute seule. Ensuite, il ne reste plus qu’à comparer les réponses tranquillement.
Vous êtes prestataire et vous avez ri jaune à la phrase 3 ? Partagez cet article, il fera votre travail de pédagogie à votre place. Et si vous n’avez pas encore votre vitrine gratuite chez nous, c’est par ici.
Des demandes de devis que les prestataires adorent recevoir
Budget, date, lieu et nombre d’invités déjà remplis, un tableau pour comparer les réponses. Gratuit, pour vous deux.
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